Elle est belle, elle est jeune, elle a fait ses premières expériences en montagne auprès d’une grand-mère mémorable, Raymonde Fenestraz, elle fête cette année les 50 ans du groupe fondé par sa grand-mère qui porte désormais un nom : Maison Fenestraz.

 

Votre montagne, c’est Courchevel, c’est Méribel, mais encore ?… l’Argentine ?

Ma montagne c’est le lieu où je me ressource, où je me sens bien. Je dirais que c’est plutôt les 3 Vallées. L’Argentine a des paysages très variés, la région de Cordoba est parsemée de petites montagnes que nous appelons des « Sierras », elles sont sauvages, vierges et offrent des couchers de soleil magiques mais elles sont tout de même incomparables aux Alpes. C’est un charme différent.

 

Quelles valeurs vous a transmises votre formidable grand-mère qui disait quand on lui parlait de s’installer en Argentine “je suis née au cul des vaches, je ne vais pas y retourner ! »

Ma grand-mère m’a transmis des valeurs d’effort et de réussite ; la philosophie de toujours viser plus haut, de chercher ce qu’il y a de plus beau, de meilleur ainsi qu’un grand souci du détail, c’est les petites attentions qui font la différence !

 

A quoi reconnaît-on ses hôtels, l’Alpen Ruitor, la Loze ?

On les reconnaît à leur emplacement : en plein centre station ! On les reconnaît aussi à leur âme chaleureuse, leurs équipes vêtues de tenues traditionnelles et par la générosité que l’on y découvre petit à petit au long du séjour.

 

Comment les reliez-vous à leur environnement ?

Les environnements de nos Maisons françaises sont tous deux des stations de ski de renommée. Nous recherchons toujours des emplacements idylliques, que ce soit au bord d’une rivière en Argentine, au pied de la Cordillère des Andes à Salta, sur le Quadrado de Trancoso ou en plein centre de Meribel-Mottaret et de Courchevel 1850, l’emplacement est roi.

 

Votre plus belle rencontre en montagne ?

J’aime rencontrer des gens ouverts d’esprit, à la recherche de dépaysement. Nous avons la chance d’accueillir nos hôtes pour leurs vacances, ceci est bien différent des hôtels de ville où ils vont pour travailler. Chez nous c’est la maison du bonheur et mon équipe et moi-même faisons tout pour que le plaisir règne de l’arrivée à l’hôtel jusqu’au dernier au revoir sur le palier de la porte.

 

Un souvenir marquant de la montagne ?

Mon premier stage chez ma grand-mère, aux Airelles à l’âge de 12 ans. Elle m’avait fait faire une dirndl sur mesure en Autriche car je lui avais avoué vouloir découvrir le métier de l’hôtellerie. Elle m’a donc fait passer par tous les services : la salle, les étages, la lingerie, la cuisine, la réception, les réservations et pour terminer la direction. En conclusion de ce stage, j’avais écrit : j’ai adoré découvrir les différentes facettes de l’hôtellerie mais ce qu’il m’a le plus plu c’est la direction générale.

 

Aujourd’hui, qu’est ce qui vous fait aimer la montagne ?

J’aime la montagne car elle m’apporte quelques mois de vie « nature ». Elle m’aide à me ressourcer, à me concentrer dans mon travail que je trouve passionnant, c’est un environnement magique.

 

Votre moment favori à la montagne ?

Le ski joëring avec ma chienne Monza autour du lac de Tueda à Meribel.

 

Si la montagne était à croquer, quel goût aurait-elle ?

Une profiterole. Elle est fraiche et nature, comme la glace à la vanille mais aussi chaleureuse comme le chocolat chaud, ceci grâce aux moments partagés en famille ou entre amis au coin de feu.

 

Quel meilleur après-ski recommanderiez-vous ?

Un massage aux pierres chaudes suivi d’une soirée entre amis autour d’une fondue Savoyarde à partager les aventures de la journée.

 

Propos recueillis par Noëlle Bittner

 

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