« Il est extrêmement rare que la montagne soit abrupte de tous les côtés »

« Il est extrêmement rare que la montagne soit abrupte de tous côtés » : ramenée à la période que nous vivons, la formule d’André Gide nous donnerait presque du baume au coeur. On pourrait y lire entre les lignes que la Covid n’a pas épargné le tourisme en montagne, certes, mais qu’elle a peut-être aussi entrouvert le début d’une nouvelle ère en la matière… sur le papier du moins.

Dans les faits, le mieux serait de faire attention à ne pas tomber dans le « green washing » pour ne pas décevoir son public. Certes on peut s’amuser à verdir nos domaines skiables en surface, y planter des éoliennes ou des panneaux solaires sur les gares de remontées mécaniques, ou encore inventer la dameuse à hydrogène, mais il faudra aussi préciser que les domaines skiables ne sont responsables que de 4% des rejets de Gaz à Effets de Serre (GES) en station.

La véritable économie de rejets est à faire sur l’immobilier et plus encore l’accessibilité. Sur le premier point, on le sait, il faut rénover et encore rénover, mais aussi bâtir en mode passif, on sait que c’est possible aujourd’hui. Sur le second point, compte tenu de la topographie, rien n’est simple, mais la solution viendra sans doute de l’intermodalité.

Les exemples de combinaisons intermodales abondent… en Suisse. Nos voisins helvètes font en effet communiquer leurs trains régionaux avec des trains à crémaillère comme dans l’exemple du Pilatus et Monte Generoso ; avec des funiculaires comme à Crans-Montana ; et même des télécabines comme à Verbier ou un téléphérique comme à Mürren ; voire même ils savent faire communiquer un autobus et un funiculaire comme à Stoos.

En France, le tableau intermodal est moins flatteur. Le funiculaire des Arcs, magnifique depuis sa rénovation, est par exemple trop éloigné du terminus des trains en gare de Bourg-St-Maurice, ce qui rend pénible son accessibilité. Tout comme le projet du FuniFlaine, distant de 800 m à pied de la gare de Magland et qui fait l’impasse sur la desserte des Carroz d’Arâches, une station de 20 000 lits quand même…

Ces exemples interrogent évidemment sur l’absence de conception globale et sur notre capacité à réellement verdir le tourisme montagne comme il le mériterait, sans tambours ni trompettes, juste avec du bon sens et de la compétence.

CLAUDE BORRANI,
Directeur des publications

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