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Kathleen Cuvelier associe la lumière à la photographie d’art et lance une nouvelle collection de tableaux lumineux avec sa marque Ginger.  Son objectif professionnel ? Métamorphoser la photographie artistique et la rendre vivante, car un objet décoratif devrait vivre le jour et la nuit…

Pourriez-vous décrire votre parcours en quelques lignes ?
Après avoir obtenu le diplôme de Sciences-Po, j’ai mené une carrière dans la publicité et les médias, mais ma passion pour l’architecture et la décoration m’a rattrapée. A 30 ans, j’ai été formée à l’école Boulle en architecture d’intérieur et après plusieurs chantiers, j’ai créé K-Architecture pour en faire mon activité principale. Dans mon métier d’architecte, j’ai toujours considéré que la lumière représentait la moitié d’une décoration réussie. Pour ces raisons, je crée aujourd’hui ma propre gamme de luminaires, avec un concept novateur.

D’où est venue l’idée de faire des tableaux lumineux ?
Il s’agissait de combler un vide dans l’offre actuelle : avoir une lumière d’ambiance, qui soit un vrai point lumineux, tout en évitant les classiques appliques. De plus, le choix d’un support photo permet d’amener de la couleur, de la vie et de l’art. Il permet de traiter un intérieur neutre avec des touches de couleurs, comme un beau tissu d’ameublement sur un environnement blanc, la dimension artistique en prime.

Vos pièces se déclinent en quatre thèmes : Nature, Life, Urban et Abstract. Comment choisissez-vous les photos ?
Le choix artistique est primordial. C’est la subtile combinaison entre l’affinité avec la marque (doux, poetique, laissant place à l’imagination) et le potentiel de la photo, à être aussi belle de nuit comme de jour.

Techniquement, comment ça fonctionne ?
Il s’agit de leds, disposées aux endroits clefs de la photo. Ça permet de créer une lumière homogène et de mettre en valeur certains détails.

Quelles sont vos réalisations dont vous êtes le plus fière ?
Il y en a plusieurs, comme Where we’re going (en photo ci-dessus), le premier que j’ai créé et qui reste un peu mon chouchou. Mais globalement, les projets pour lesquels on me laisse carte blanche, car ainsi, tout est cohérent, fluide, harmonieux et pensé dans un concept global.

Le métier est en constante évolution, quelles sont selon vous les tendances à venir ? 
Les modes vont et viennent, depuis toujours… J’ai commencé à faire des réalisations dans un style industriel il y a déjà six ou sept ans. Aujourd’hui je trouve ça un peu éculé, même s’il y a toujours une demande. Ce dont je suis certaine par contre, c’est qu’en temps de « crise », de pertes de repères, nous nous tournons vers des valeurs sûres, du mobilier cosy qui raconte une histoire. La mode de la récup’ ou les détournements d’objets en sont de bons exemples. Mais il faut que ces objets puissent s’intégrer dans un cadre actuel, contemporain. C’est mon crédo depuis que je fais ce métier : le « cosy contemporain« , des lieux actuels, en phase avec leur époque, mais avec un supplément d’âme.

Votre futur projet ?
C’est de développer mon site internet pour que l’art, l’esthétique et la vie rentrent dans les intérieurs et leur donnent une dimension inédite.

Où peut-on acheter vos tableaux ? Et plus particulièrement en Rhône-Alpes ?
Il y a des points de vente à Paris, et on peut les acheter en ligne sur mon site. La marque est en vente aussi à Genève et nous pensons nous développer à Lyon pour la rentrée.

Infos et vente en ligne : www.gingerart.fr