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Les sculptures en suspension de Pascale Girardin se retrouvent dans les hôtels, restaurants et boutiques du monde entier, de Las Vegas à Shanghai, en passant par New York, Paris et Dubaï.
Récemment, elle installait deux pièces magistrales dans l’entrée principale des résidences privées du Four Seasons de Pudong, Chine. « J’aime la façon dont un module suspendu peut occuper son environnement sans s’imposer à lui. Il y a une légèreté, presque une douceur, dans la composition d’éléments qui semblent flotter dans l’espace », confie la céramiste.

L’instinct du client

Pascale Girardin se démarque par son approche intuitive par rapport aux besoins de ses clients. Ainsi, invitée par l’hôtel Four Seasons de Pudong, un quartier de Shanghai, à passer 4 mois en Chine pour créer une oeuvre dans le hall d’entrée des résidences privées, l’artiste suggère comme thème le jardin chinois et la calligraphie. Elle compose un lustre de grand format, en évoquant les différentes parties du théier, de la feuille à la fleur, en passant par le bourgeon et le fruit. Pour sa fabrication, elle se rendra avec son équipe dans la ville de Jingdezhen, réputée pour la finesse et la blancheur de sa porcelaine.

Un travail d’orfèvre

Pour Pascale Girardin, les espaces entre les éléments d’une suspension ont autant d’importance que les éléments eux même, en créant des parcours virtuels qui dessinent un mouvement plus qu’une forme. La position de chaque composante est définie minutieusement à partir de modélisations en 3D. « Je peux passer beaucoup de temps à déplacer certaines pièces jusqu’à ce que le vide qui s’instaure entre elles corresponde à ce que je recherche », confirme-t-elle. Presque de la poésie.

Par Claude Trinidad