Depuis Doussard, en Haute-Savoie, Yves Moreaux conçoit vos éclairages. Et la lumière fût… belle !

« La lumière est un matériau de création et d’expression« , aime à dire Yves Moreaux. « Une conjugaison de créativité, d’innovation, d’expérience et d’expérimentation« , précise-t-il même tant sa conception de la lumière est pointue. A son niveau d’exigence et de compétence, on peut même ajouter qu’elle n’est plus simplement utile, mais qu’elle est un élément essentiel de l’aménagement de l’espace, de l’ambiance et qu’elle peut même produire de l’émotion.
Diplômé de l’Association Française de l’Eclairage, niveaux I et II, Yves Moreaux a d’abord acquis de l’expérience, près de quinze années, chez un fabricant de matériel d’éclairage. C’est aussi un parcours plus personnel qui l’a conduit à explorer la peinture, la photographie et la lumière en théâtre, pour finalement créer l’agence Dar la Luz en 2004. Cette structure, spécialisée dans la conception et l’étude de mise en lumière, le conseil et la formation en éclairage, lui permet d’exercer de manière indépendante et renouvelée.

Yves Moreaux intervient, seul ou en équipe, auprès de maîtres d’ouvrages et de maîtres d’oeuvre, dans les domaines d’application de l’éclairage architectural et urbain, pour des installations pérennes
ou événementielles, statiques ou dynamiques. Plasticien lumière réaliste, créatif et curieux, il oeuvre en considérant la lumière comme un « matériau d’expression qui exige précaution et justesse« . Sa palette est constituée des rapports de la lumière aux formes, aux couleurs, aux volumes et aux textures. Ses créations nocturnes ont pour projet d’exprimer, de transmettre et de donner du sens.
Son projet du moment est un ouvrage qui doit accueillir une brasserie et des bureaux à Seynod (74) (ouverture en fin d’année). L’architecture sort des sentiers battus et l’éclairage proposé mixe un dispositif dynamique avec variations de couleurs et d’intensités lumineuses et une façade « média » basée sur une matrice de « pixels » géants, « une technique très peu répandue en France par manque d’audace ou de moyens« , précise l’artiste ! Le lot éclairage serait-il encore le parent pauvre de l’architecture ? « Affirmatif, répond Yves Moreaux, alors que sans lumière on ne voit rien, faut-il le rappeler ?« 

Son rêve pour remédier à cela ? « Disposer d’une baguette magique pour non pas faire plus de lumière, mais mieux de lumière« , répond-il sans hésiter. « La feuille noire de la nuit peut être un formidable écrin à la lumière dans ce qu’elle peut révéler. Les sites d’applications ne manquent pas, que ce soit en milieu urbain ou dans nos montagnes, sur des ouvrages d’art ou dans nos rues. Trop d’endroits sont trop éclairés, baignés d’une lumière quasi monochrome mal maîtrisée qui gomme le relief et nient les couleurs. Trop d’installations sont source de nuisances lumineuses, de « pollution » du ciel nocturne, d’éblouissement, d’inefficacité éclairagiste et de gaspillage énergétique. Trop d’images nocturnes ne sont que la résultante d’un empilement d’installations d’éclairage et non l’aboutissement d’une construction où la lumière est utilisée dans ces différentes fonctions : sécuriser les déplacements, rythmer la ville, différencier les espaces, accompagner ou créer des parcours, valoriser, guider, attirer, signaler, émerveiller« , raconte l’homme éclairé et guidé par l’énergie de la passion.

Par C.B.