Certains refuges de haute-montagne se sont métamorphosés en véritables petits bijoux d’architecture. Y faire étape fait partie de l’excitation de la randonnée !

Par Paulina Jonquères d’Oriola

Tantôt accrochés à flanc de falaise, tantôt lovés au creux de reliefs adoucis, les refuges de haute-montagne ont changé. Si leur mission première demeure d’offrir un abri aux randonneurs, ces cabines d’observation aux immenses parois vitrées sont devenues des prétextes intrinsèques aux expéditions alpines.

Leur structure légère, parfois entièrement réversible (1), a su apprivoiser la topologie en épousant la forme des sommets (2) ou en se fondant totalement dans le paysage (3), à l’image du « hytte » norvégien, sorte de petit chalet tapissé de verdure.

Néo refuge Bivouac Luca Pasqualetti, Morion, en Italie

(1) Bivouac Luca Pasqualetti, Morion, en Italie. Architectes : Roberto Dini et Stefano Girodo. © Adele Muscolino

 

 

 

 

 

D’autres architectes ont imposé un geste encore plus audacieux, comme ce refuge dans la forêt de Bergen inspiré de la forme du tuba , l’instrument de musique. (4). Si les refuges répondent aux besoins primaires en s’organisant autour d’un espace repas et d’une zone dédiée au repos, tous ne se contentent pas d’offrir un confort spartiate.

(4) Refuge de Tubakuba, Norvège. Architecte : OPAform. © OPA

(4) Refuge de Tubakuba, Norvège. Architecte : OPAform. © OPA

Plus cossus et équipés (5), certains se déploient sur davantage de surface tout en se faisant discrets comme cette structure sur pilotis (6).

Notre coup de cœur ? Ce sublime refuge suisse et sa baignoire creusée dans un grand bloc de ciment chauffé (7). Un luxe dépouillé propice aux haltes méditatives !

(7) Refuge Lieptgas, Flims, Suisse. Architectes : Selina Walder et Georg Nickisch. © Danuser

(7) Refuge Lieptgas, Flims, Suisse. Architectes : Selina Walder et Georg Nickisch. © Danuser